Vers qui se tourner pour assurer son véhicule après une suspension de permis ?

Assurance

Il serait trop simple de croire que les suspensions administratives du permis de conduire ne concernent que les chauffards. Pourtant, il suffit d’une simple erreur ou d’une succession de petites fautes pour que n’importe qui se retrouve finalement dans une telle situation. Vous vous apercevrez alors que vous aurez de grandes difficultés à trouver un nouvel assureur qui vous accordera sa confiance par la suite. Comment devez-vous agir pour maximiser vos chances de signer un nouveau contrat ? Quelles sont les différentes options à votre disposition ? A quelles sanctions vous exposez-vous si vous enfreignez les règles ?

Que faire dès l’officialisation de la sanction ?

Votre premier réflexe doit être de prévenir votre assurance. N’oubliez pas en effet que vous vous êtes engagé, à la signature du contrat, à communiquer au plus vite toutes les informations modifiant votre situation personnelle et donc le risque de sinistre. Il s’agit également d’une disposition rappelée dans l’article L113-2 du code régulant cette profession. Celui-ci précise également le délai accordé. Vous disposez de quinze jours au maximum à compter de la date de notification officielle de la suspension du titre de conduite.

Pour effectuer cette démarche, il vous faudra envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception. Celle-ci devra préciser les détails comme le taux d’alcoolémie ou de substances interdites relevé au moment des faits par exemple. Joignez également une copie des décisions judiciaires prises à votre encontre. Ces éléments vont permettre à la compagnie de décider de votre avenir en tant que client chez elle. Deux options sont possibles. Votre contrat peut être résilié de manière unilatérale par la compagnie sans que vous ne puissiez opposer le moindre recours légal ou bien une surprime peut vous être réclamée.

Vous souhaitez avoir encore plus de renseignements sur les démarches à effectuer en pareilles circonstances ? Rendez-vous alors au plus sur le site www.assuranceendirect.com. Vous y trouverez même une liste d’assureurs partenaires auxquels vous pourrez demander, directement en ligne, des devis afin de comparer précisément les offres. De quoi faire votre choix en totale sérénité !

Les sociétés spécialisées

Sauf à de rares exceptions, les sociétés les plus importantes refusent de répondre aux sollicitations de potentiels clients concernés par une sanction administrative. Elles cherchent en effet à maximiser leurs profits en limitant les risques d’indemnisation. Fort heureusement, tout le monde ne réfléchit pas ainsi. Certaines compagnies s’adressent en effet en priorité à ce type de client. Elles ne sont souvent pas de taille pour lutter contre les poids lourds de ce secteur d’activité. Elles doivent donc se montrer actives sur d’autres terrains moins concurrentiels.

Vous vous doutez bien en revanche que les tarifs proposés par ce biais seront forcément supérieurs à ceux que vous aviez avant d’être sanctionné. C’est finalement assez compréhensible. La compagnie se trouve en effet en position de force vis-à-vis de l’assuré. Elle estime de plus que votre profil lui fait courir un plus grand risque. Cela se répercute alors tout naturellement sur le montant de vos cotisations.

Ce n’est pas pour autant que vous devez accepter tout et n’importe quoi ou vous faire arnaquer ! Pour éviter ces pièges, il est fortement recommandé d’utiliser les services d’un comparateur en ligne. Vous entrez vos paramètres personnels et vous obtenez en un instant plusieurs offres détaillées. Comparez-les et optez ensuite pour celle qui vous convient le mieux !

Le droit est de votre côté

Vous avez pris contact avec de nombreuses compagnies, vous avez consulté plusieurs dizaines de comparateurs en ligne et pourtant vous n’avez toujours pas de solution en vue. Allez-vous devoir vous reconvertir en piéton ? Non car tout conducteur, quel que soit son passé, a le droit d’être assuré. Pour le faire valoir, prenez contact avec le BCT (le Bureau Central de Tarification) en précisant la compagnie dont vous souhaitez devenir client.

Cette organisation sert d’intermédiaire entre vous et la compagnie. Elle rappellera à cette dernière son obligation d’accepter votre dossier. Attention, une telle solution n’est pas pour autant parfaite. Il vous faudra tout d’abord faire preuve d’une certaine patience. Comptez au moins trois mois pour obtenir une réponse définitive. Ensuite, vous ne pourrez prétendre qu’à une couverture minimale. Vous serez assuré au tiers et pour douze mois seulement. Vous devrez donc recommencer toutes vos démarches dans moins d’un an. Enfin, n’espérez pas obtenir des tarifs plus intéressants par ce biais. Le montant des cotisations se situera sans doute dans la moyenne haute des prix habituellement pratiqués par les entreprises du secteur dans de pareilles circonstances.

Que risquez-vous en cas de non-respect des règles

Face à de telles difficultés, certains préfèrent emprunter la voie de l’illégalité. Ils choisissent ainsi de conduire sans une autorisation valide ou sans avoir assuré leur véhicule. A bien y réfléchir, il s’agit assurément d’une très mauvaise idée. Tout d’abord, vous devez prendre conscience que le législateur sanctionne durement ce type de comportement. En cas de contrôle, vous vous exposez à de lourdes sanctions. Conduire sans permis peut ainsi vous conduire pour deux années en prison avec une amende pouvant atteindre 4 500 € ainsi que le retrait de six points. Ne pas s’assurer sera pénalisé par une amende de 3 750 €. Sachez également que votre véhicule pourra vous être confisqué.

Ce genre de comportement peut très bien être mis au grand jour sans l’intervention des forces de l’ordre. Il suffit tout simplement d’être concerné par un sinistre. Votre dossier sera alors vérifié. Si votre responsabilité était engagée dans ce sinistre, vous allez de plus être condamné à indemniser la compagnie. En effet, vous n’étiez aucunement couvert ! Inutile de vous préciser que le montant de la facture risque d’être salé surtout en cas de conséquences corporelles… Le jeu en vaut-il réellement la chandelle ?